Amazon Jungle Song -
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© ONCA EXPEDITIONS - 2019

INTERVIEW - STANY COPPET

► Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Je suis un acteur, scénariste et producteur Guyanais avec un parcours atypique, puisque je suis d’abord fais de hautes études de commerce, puis j’ai eu une carrière de Journaliste et animateur en télé et en radio. Mais je crois qu’en Guyane on me connais surtout pour mon interprétation de Raymond Maufrais dans le film « La Vie Pure » réalisé par Jeremy Banster.

► Tu as vécu en Guyane jusque quel âge ?

J’ai fait mes études d’abord en Europe puis aux Etats Unis. J’ai quitter la Guyane après le Bac. Mais je ne l’ai jamais vraiment quitté en fait. J’y suis très souvent.

► Tu as eu le rôle principal dans le film « La vie pure », où tu joues le personnage de Raymond Maufrais. Ce film retrace la dernière expédition de ce jeune aventurier avant qu’il ne disparaisse et où son carnet de bord a été retrouvé. Connaissais-tu la tragique histoire de Raymond Maufrais avant d’obtenir ce rôle ?

Oui en fait l’idée d’écrire le scénario de « La Vie Pure » vient de mon père qui avait suivie les aventures d’Edgard Maufrais, le père, qui à l’époque était à la recherche de son fils perdu. Donc connaissant un peu son histoire je me suis mis à la recherche du carnet édité de Raymond et je suis tombé dessus chez un bouquiniste de Cayenne. Puis j’en ai écrit un court métrage que j’ai fais lire à Geoffroi Crunelle, de l’association de Amis d’Edgar et Raymond Maufrais. Très peu de temps après j’ai rencontré Jeremy Banster et son directeur de la photo, Rudy Harbon, c’était sur le tournage d’un court métrage tourné en Guyane. Ca a coller entre nous et nous avons co-écrit le long métrage qu’il a ensuite réalisé. Mais, je n’oubli pas que c’est mon père qui est à l’origine de toute cette aventure.

► Peux-tu nous donner quelques informations sur les conditions du tournage de ce film concernant les scènes qui se sont déroulées en jungle.

Je préfère parler de forêt primaire, ou de forêt Amazonienne plutôt que de Jungle… mais Jeremy Banster, Cantina Studio (les producteurs) et moi savions que pour s’approcher au plus prêt de la réalité de Maufrais, ce film devait se tourner loin de Cayenne. Nous avons donc fait le pari de tourner 3 semaines sur l’Inini, un affluent du Maroni à une heure de Maripasoula. C’était un vrai challenge humain et logistique mais je crois que c’est ce qui fait l’âme du film.

► En tant que Guyanais, que représente pour toi « Le chemin des Emerillons » ?

Un mythe du fin fond des terre et en même temps une aventure extraordinaire. Un chemin emprunté par les TEKO indiens émerillons pour relier l’est et l’ouest du haut Maroni et du haut Oyapock. Pour moi c’est la rencontre des deux grands fleuve de Guyane, un pont entre deux mondes.

► Avec ton rôle dans la série « Guyane », le film « La vie pure » et aujourd’hui la préparation du film « Sisco » ou tu es réalisateur, producteur et acteur, tu permets au grand public de découvrir ce beau territoire, est ce l’un de tes buts premiers ?

On ne peut pas dire que je me dédie exclusivement à cela, mais c’est vrai qu’en tant que Guyanais, j’aime faire découvrir mon « pays » à travers mon art. D’ailleurs mon prochain projet en développement se tournera encore en Guyane. Il s’agit d’un drame policier intitulé SISCO, projet sur lequel je tient plusieurs casquette, notamment Producteur, co-Scénariste , Co réalisateur et acteur. Donc évidemment, la terre de Guyane et son histoire m’inspire en tant qu’artiste.

► Durant ton enfance, as-tu passé du temps à crapahuter dans « les grands bois » ?

Non, ce n’était pas mon truc. Je passais du temps sur la comté comme beaucoup de Cayennais, ce qui est bien différent que la vie en forêt, ou une expédition de survie. L’envie des grand bois est venu avec la rencontre du personnage de Raymond Maufrais. Encore une fois, « La Vie Pure » m’a initié à de nombreux univers qui étaient pour moi totalement inconnus.

► Peux-tu nous livrer un message d'encouragement avant le départ de notre expédition ?

C’est une belle aventure que vous vous apprêtez à faire. Une aventure que j’aurais moi même adoré faire… Je vous souhaite donc la réussite et de la chance en chemin. Bonne route et que les Maufrais soit avec vous !